Présentation

 

Contrairement aux idées reues, l'Economie Sociale et Solidaire (ESS) n'est ni un secteur d'activité ni un statut juridique.

L'ESS est un modèle d'entreprise et de développement économique appliquant 4 grands principes :

  • Une finalité d’intérêt général ou collectif : le projet des structures de l’ESS privilégie l’intérêt collectif (de ses membres, de ses salariés ou des bénéficiaires de son action) sur l’intérêt individuel. Répondre aux besoins d’un groupe de personnes, contribuer au développement local, durable et solidaire, sont des objectifs qui priment sur la recherche du profit individuel.

 

  • Une gouvernance démocratique : Les dirigeants des structures de l’ESS sont élus démocratiquement selon le principe « une personne, une voix »

 

  • Une libre adhésion : Toute personne ou structure qui le souhaite a la possibilité de participer, adhérer et prendre des responsabilités dans un mouvement ou une entreprise de l’économie sociale.

 

  • Une non lucrativité ou une non lucrativité limitée : les structures de l’ESS affirment la primauté de l’homme par rapport au capital. Elles encadrent les échelles de salaires, limitent ou refusent la rémunération du capital et affectent les excédents réalisés au développement du projet.

 

Dans le droit français, plus de 70 statuts juridiques peuvent relever du champs de l'ESS. Plus schématiquement on retrouve cinq familles de structures :

  • Les associations
  • Les coopératives
  • Les mutuelles
  • Les fondations
  • Les sociétés commerciales de l'ESS

 

Ses entreprises et structures couvrent tous les secteurs d’activité des activités financières (banques coopératives, mutuelles d’assurance, …), à l’action sociale (les associations d’aide à domicile, d’accueil des handicapées, etc.), en passant par les activités de commerce (coopérative de consommation, commerce équitable, etc.), le bâtiment ( SCOP du BTP, chantiers d’insertion dans le patrimoine bâti, etc.), etc.

 

Quelle est la différence entre une entreprise de l'ESS et une qui ne l'est pas ?

 

  • La recherche de l'intérêt général en premier lieu et non la maximisation du profit : Les entreprises de l'ESS doivent, comme toute entreprise, trouver un modèle économique pour développer leurs activités. Ceci étant, maximiser les profits n'est pas le but premier de leur existence. Elles peuvent ainsi choisir de maintenir des activités peu ou pas rémunératrices, par exemple. C'est aussi pour cette raison que les entreprises de l'ESS en % d'emplois sont plus présentes dans les zones rurales que les entreprises non ESS. Ces dernières ont tendance à s'implanter prioritairement dans des zones plus urbaines avec un potentiel économique plus grand.

 

  • Des entreprises non délocalisables ... du fait de la recherche de l'intérêt général et le fonctionnement démocratique (une personne=une voix) de ses structures qui permet de lutter efficacement contre la concentration des pouvoirs. Ce n'est  une poignée de personnes qui peut décider une délocalisation, un plan social ... Pour les décisions importantes, ce sont tous les personnes sociétaires de ses entreprises qui doivent être consultés.

 

  • Des entreprises plus solides, plus durables : Lucrativité limitée et réserve impartageable impliquent que ces structures sont plus solides financièrement pour affronter une conjoncture économique difficile ou la perte d'un client... La preuve ? Sur la période 2012-2016, les entreprises de l'ESS sont le seul champ de l'économie régionale qui a vu ses effectifs salariés croître (+3%) en Nouvelle-Aquitaine.

 

 

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